Construisons ensemble la médecine du XXIème siècle
La télémédecine en Afrique vue par les africains. Un éditorial très riche écrit par des professionnels de santé africains issus de pays anglophones (Afrique du Sud) dont certains travaillent à Liverpool (RU), San Francisco (Californie, USA) et au célèbre hôpital de la Charité à Berlin.
Nous poursuivons la présentation de cette communication de février 2026. Cette deuxième partie traite des avancées de la télémédecine en Afrique. La première partie peut être retrouvée en cliquant sur le lien suivant (sur Word) : https://www.telemedaction.org/439245281/tlm-en-afrique-d-fis-et-avanc-es.
Editorial: Digital health innovations in Africa: harnessing AI, telemedicine, and personalized medicine for improved healthcare.Benecke RM, Asiimwe IG, Abulfathi AA, Mouksassi S, Rosenkranz B. Front Pharmacol. 2026 Feb 10;17:1799832. doi: 10.3389/fphar.2026.1799832. eCollection 2026.PMID: 41743120
Les facteurs stimulant le développement de la télémédecine en Afrique
Avec l’émergence de l’internet et des outils de communication, plusieurs gouvernements africains ont inclus la télémédecine dans leurs différentes politiques de santé publique. Et bon nombre d’initiatives communautaires sont mises en place pour le développement de la télémédecine dans les zones rurales africaines. La télémédecine connaîtra dès lors une évolution majeure dans les pays africains.
Aujourd’hui, plusieurs milliers de professionnels participent aux activités du RAFT dans environ plus d’une vingtaine de pays africains. Avec le RAFT, vous pouvez suivre des programmes de formations médicales en continu, recourir à l’aide d’autres professionnels de la santé pour des interprétations à distance de radiographies, d’images d’échographies, de vidéos ou images de scanners, voire d’imagerie par résonance magnétique, des photographies de lésions cutanées, des tracés d’électrocardiogramme. Par le biais du RAFT, plusieurs personnels de santé arrivent à obtenir des conseils pour la prise en charge des pathologies difficiles. Le RAFT est actuellement l’un des plus grands réseaux de télémédecine sur le continent africain.
Le Pan-African-e-Network Project a rencontré beaucoup de succès sur le sol africain. Plusieurs pays ont installé des solutions de télé-éducation et de télémédecine dans l’optique de permettre l’accès des professionnels de la santé à l’expertise indienne sur le plan national.
Le projet Pan-African-e-Network Project remporte le prix Hermès en matière d’innovation en 2010 par l’Institut Européen des Stratégies Créatives et de l’Innovation. Ce succès va alors motiver le Premier ministre Manmohan Singh en 2011, au cours du sommet du forum Inde-Afrique à Addis-Abeba, à proposer la mise en place d’une université virtuelle Inde-Afrique. Voici quelques facteurs qui ont stimulé l’évolution de la télémédecine en Afrique.
La difficulté d’accès aux soins de santé
C’est l’un des facteurs cruciaux qui a favorisé l’évolution de la télémédecine en Afrique. L’accès aux soins de santé est un défi majeur pour les pays africains. De plus, les infrastructures médicales sont très insuffisantes, spécialement dans les zones rurales africaines. Avec la télémédecine en Afrique, les patients peuvent facilement avoir l’accès aux soins. Ils peuvent de surcroît obtenir les diagnostics et être traités à distance, ce qui baisse considérablement les dépenses en matière de déplacement. Et cela réduit les retards de prise en charge potentiellement dangereux.
Les technologies de l’information et de la communication
Les différentes technologies de l’information ont vraiment connu une avancée majeure en Afrique au fil des années. L’Internet, les tablettes, les ordinateurs et téléphones portables sont dorénavant largement disponibles sur tout le continent africain. L’augmentation de la connectivité internet et des téléphones portables a créé un environnement favorable pour de nouvelles opportunités en télémédecine, notamment pour les consultations en ligne, le suivi à distance des patients, l’échange d’images médicales.
La télémédecine est donc plus facile à mettre en place et à utiliser dans plusieurs régions africaines. Cela va énormément contribuer au développement de la télémédecine dans de nombreux pays de l’Afrique. L’évolution rapide des différentes technologies de l’information et de la communication a joué un rôle décisif dans le développement de la télémédecine en Afrique.
La formation du personnel de santé
La qualité de la formation des professionnels de santé est déterminante pour garantir l’efficacité de la télémédecine. Les professionnels de santé doivent, en plus de leur formation médicale, bénéficier d’une formation en télémédecine et aux nouvelles technologies de communication en général. C’est dans cet objectif que les organismes de santé et les gouvernements investissent dans la formation des personnels de santé afin d’assurer un usage de qualité de la télémédecine.
Plus les agents de la santé sont formés à la télémédecine, plus cette dernière est propulsée dans le système sanitaire Africain. La santé numérique a connu une évolution non-négligeable depuis son avènement en Afrique il y a des décennies. Les organisations de la santé, les États africains ainsi que les communautés locales ont participé à son développement en œuvrant pour l’exploitation des opportunités offertes par les différentes technologies de l’information et de la communication.
Les innovations en télémédecine en Afrique
Plusieurs projets de télémédecine ont été mis en œuvre en Afrique, en dehors du RAFT ou du Pan-African-e-Network Project.
Au Bénin, la plateforme MEDSKY a vu le jour au décours d’un accord intergouvernemental entre le gouvernement béninois et la France en 2009. Le but du projet est de générer un réseau de télémédecine informative par satellite entre le Centre National Hospitalier Universitaire Hubert KOUTOUKOU Maga (CNHU/HKM) de Cotonou et cinq hôpitaux départementaux, quatre hôpitaux de zones ainsi que des hôpitaux français.
Au Sénégal, grâce à une plateforme nommée VEPRO une télémédecine informative visant spécifiquement la télé imagerie entre les hôpitaux sénégalais a vu le jour.
D’autres projets de grandes envergures ont également été initiés comme :
Le programme Trading Medical knowledge qui permet aux médecins africains francophones d’interpeller leurs collègues sur des situations cliniques complexes.
Le programme de télécardiologie de l’Afrique de l’Ouest (CHU Bouaké) consiste en des consultations (expertises) cardiologiques à distance via des technologies de communication.
Le projet Point of Care HIV/AIDS Therapy Monitoring (PIMA) favorise la surveillance de la charge virale des personnes séropositives par les médecins.
Le programme énergie solaire, télésanté et protection sociale pour transformer la santé communautaire au Mali est un projet de santé digitale créé en 2020. Il est issu d’une collaboration entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) du Mali, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Université de Sherbrooke. Les centres bénéficiaires du projet ont été dotés de panneaux photovoltaïques qui sont des sources en énergie renouvelables. Il a été mis à leur disposition des matériaux informatiques et des logiciels performants. Ceci a considérablement amélioré le système sanitaire de ces centres avec les dossiers médicaux informatisés, des téléconsultations, l’optimisation des systèmes de gestion des pharmacies et les dossiers de laboratoire, les modules administratifs et financiers ainsi que la formation continue.
L’African Medical and Research Foundation (AMREF), une ONG basée à Nairobi, a longtemps œuvré dans la télémédecine en Afrique en créant par exemple un programme de télémédecine informative au Sénégal, au Mali et en Guinée. Elle développe dans ces différents pays des pratiques médicales comme la téléconsultation, la téléradiographie, la télé-échographie ou encore la télé expertise. Elle organise des formations en e-learning pour les sages-femmes depuis 2011 via son projet STAND-UP for African For Mothers dans l’optique de réduire les mortalités maternelles et infantiles. L’AMREF a aussi initié des programmes de télémédecine au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Une multitude d’autres programmes de télémédecine ont vu le jour en Afrique par différentes organisations non gouvernementales ou les systèmes des nations unies.
Les avantages de la télémédecine en Afrique
La télémédecine a pour objectif en Afrique l’optimisation de la qualité des soins reçue par les patients dans le protocole thérapeutique concerné. Sa mise en place est centrée autour du bien-être et du profit des patients en ce qui concerne leur prise en charge. La télémédecine présente de nombreux bénéfices pour l’Afrique, dont voici une brève description.
L’amélioration des performances des médecins africains
La télémédecine permet aux médecins africains d’avoir plus de facilité à échanger entre spécialistes, chercheurs, et praticiens de différents ordres sur les pathologies et l’évolution des protocoles thérapeutiques dans leur zone de résidence, et même au-delà des frontières africaines. Ceci contribue à l’amélioration de la qualité des soins que ces derniers procurent aux malades. La personnalisation des soins et des pathologies qu’offre la télémédecine en Afrique garantit aux patients un confort.
De plus, la télémédecine favorise une meilleure qualité d’échanges entre les différents professionnels de santé, notamment entre les médecins spécialistes et les infirmiers par exemple.
La résultante de cette interaction entre les personnels de santé réside spécialement dans le transfert de compétences qui optimise considérablement les performances de ces derniers à l’échelle mondiale.
En Afrique, dans certaines régions, les médecins sont une denrée rare et parfois dans un centre hospitalier, il n’y a qu’un seul médecin. Ce dernier doit à lui seul diagnostiquer et prescrire la thérapie qu’il pense adéquate pour le patient sans bénéficier de l’avis d’un autre médecin ou d’un spécialiste. Ceci entraîne le développement du travail en solitaire au détriment de l’approche collective qui est de mise en médecine. Et même dans un contexte de complications d’une pathologie qui amène ce médecin à adresser le patient dans les hôpitaux de référence, ce dernier n’a plus de retour sur l’actualité médicale de son patient.
De plus, les spécialistes, en cas d’insuffisance d’informations médicales dans la lettre de référence, ont beaucoup de difficultés à communiquer avec leur collègue.
Cependant, avec l’avènement de la télémédecine en Afrique, l’approche collective est de plus en plus ancrée dans les pratiques médicales. Avec la télémédecine, il s’impose progressivement aux médecins l’évaluation et l’appréciation à postériori d’un acte médical posé, ou simplement de leur activité professionnelle en général.
La télémédecine permet aussi aux médecins d’avoir accès à un meilleur plateau technique. Des données de grande qualité sont mises à la disposition des agents de santé pour garantir une meilleure prise en charge médicale. Ces derniers, grâce à la télémédecine, ont accès à de nouveaux appareils pour mieux exercer leur fonction, surtout en ce qui concerne la détermination des diagnostics. De plus, l’e-learning permet aux professionnels de la santé de renforcer leurs capacités intellectuelles dans le domaine médical.
Meilleur service de santé pour les patients
La télémédecine est très avantageuse pour l’Afrique, car elle permet aux patients d’avoir un meilleur suivi, d’être mieux conseillé, de bénéficier d’une meilleure prise en charge. Les patients, peu importe leur zone de résidence, ont la possibilité d’avoir facilement accès à des soins médicaux aux moyens de leur portable ou ordinateur.
La santé numérique a favorisé la réorganisation et la décentralisation de l’offre des soins. En effet, la téléconsultation, la télé expertise ou la télé imagerie bouleversent la carte sanitaire des différents pays africains, en particulier la hiérarchisation des centres de santé.
La radiographie, l’échographie ou l’électrocardiogramme qui n’étaient réalisés que dans les hôpitaux de référence deviennent, grâce à la télémédecine, réalisables dans les zones rurales africaines. La consultation des spécialistes qui requiert le plus souvent le déplacement des malades vers les centres sanitaires de grande notoriété devient actuellement possible dans les zones reculées. Ainsi, la télémédecine permet une meilleure couverture sanitaire en assurant l’équité de l’accès aux soins aussi bien pour les ruraux que les citadins. Cela privilégie, par la même occasion, l’augmentation des recettes des structures sanitaires comme les pharmacies ou les laboratoires.
La priorisation du bien-être et du confort du patient
La télémédecine met prioritairement en avant le bien-être et la sécurité des patients.
En Afrique, la population émet généralement beaucoup de réticence à l’hospitalisation. La plupart de la population perçoit l’hospitalisation comme un enfermement au lieu de l’assimiler à un moment de quiétude et surtout de repos. Avec la télémédecine, en fonction de la situation clinique, ils peuvent bénéficier d’un suivi médical depuis leur domicile. Cela règle indirectement les difficultés liées au manque de capacités d’accueil des centres sanitaires qui ne se développent pas aussi rapidement que la démographie africaine.
De plus, le système sanitaire africain pousse les personnes hospitalisées à avoir des accompagnants, car l’alimentation et les différents besoins des patients est assuré par ces derniers. La présence de ces garde-malades favorise une plus forte pression sur les infrastructures sanitaires. Cela peut parfois altérer la qualité des soins du fait de la présence permanente de ces derniers au chevet de la personne souffrante. La télémédecine permet aux patients, selon leur pathologie, de rester dans le confort de leur maison pour se soigner et l’hospitalisation n’est requise qu’en cas de force majeure.
La santé numérique en Afrique contribue essentiellement à lutter contre les déserts médicaux, à dynamiser les échanges entre professionnels de la santé, et à rendre plus accessible le personnel soignant pour les patients en assurant le rapprochement virtuel entre patients et personnels de la santé.
Les défis de la télémédecine en Afrique
La télémédecine est un domaine d’avenir en Afrique qui impacte de façon considérable le système sanitaire. Elle est très bénéfique pour le continent, car elle s’impose comme l’une des solutions idéales pour annihiler les limites du système sanitaire africain. Par ailleurs, elle reste encore peu développée en Afrique, à la suite de nombreuses contraintes.
Les contraintes techniques
L’Afrique est un continent qui comprend plus d’un milliard d’habitants. C’est le deuxième continent le plus dense au monde. Toutefois, seulement 2.7 % de sa population est connectée à Internet. L’accessibilité aux réseaux de communication et à l’internet est encore particulièrement difficile dans certaines zones africaines. Les infrastructures de technologies de communication sont encore très peu présentes dans certains pays africains.
Le parc informatique africain est encore très fragile. Et une partie de la population aujourd’hui ne dispose pas de pc ou de smartphone. Il existe une fracture numérique considérable entre l’Afrique et les autres continents du monde. Ceci rend donc difficile la généralisation de la télémédecine à toute la population africaine.
De surcroît, dans la majorité des pays africains, le débit de la connexion internet est si faible qu’il ne permet pas l’installation d’appareils ou d’applications aussi lourds que ceux permettant les examens médicaux à distance. La télémédecine africaine est aussi confrontée aux difficultés en rapport avec l’alimentation en énergie électrique. Seulement 10 % des milieux ruraux de certains pays africains sont alimentés en électricité.
Même dans les grandes villes africaines, l’électricité, bien qu’elle soit présente, est sujet à de longues coupures intempestives qui retardent les actes médicaux en matière de télémédecine. Tout cela limite la disponibilité en continue des appareils des nouvelles technologies de l’information. Pour assurer le fonctionnement des dispositifs installés dans le cadre de la télémédecine, des groupes électrogènes sont requis pour permettre l’alimentation permanente en électricité. Certaines structures sanitaires africaines, notamment les grands hôpitaux, disposent de leur propre groupe électrogène pour pallier les contraintes liées aux coupures d’électricité.
Le faible pouvoir d’achat de la population
La plupart des pays africains ont généralement un faible pouvoir d’achat. Par ailleurs, les actes médicaux proposés par la télémédecine ne sont pas gratuits. Les tarifs de ces derniers avoisinent ceux des grands hôpitaux en milieu urbain. La consultation chez un médecin généraliste est à environ 7 000 FCFA, et la consultation d’un spécialiste est à minima facturée 10 000 FCFA. Les patients doivent dépenser 15 000 FCFA pour une radiographie, 17 000 FCFA pour une échographie ou encore 20 000 FCFA pour un électrocardiogramme. Ce sont des sommes importantes pour les personnes vivant en milieu rural africain.
En offrant une solution à la question de l’accessibilité des soins médicaux en milieu rural, la télémédecine n’a pas cependant réglé les défis liés aux coûts des actes médicaux. En effet, la mise en place de la télémédecine nécessite des appareils à la pointe de la technologie, ce qui ne permet pas la gratuité des services médicaux de la télémédecine. Toutefois, en offrant les soins par télémédecine contre le paiement d’une certaine somme d’argent, une partie non-négligeable de la population africaine est dans l’incapacité de bénéficier des soins en raison de leur situation financière. La télémédecine en Afrique ramène les services de santé au plus près des patients, mais l’accès à ces derniers demeure difficile pour les personnes démunies.
L’aléa médical
Poser un bon diagnostic en télémédecine repose essentiellement sur la qualité des informations que fournit le patient au médecin. Elles doivent être détaillées et précises pour permettre aux personnels soignants d’établir le diagnostic adéquat. Par ailleurs, des études ont montré que pour plusieurs raisons, certains patients africains dissimulent des symptômes ou des informations médicales importantes afin de minimiser la gravité de leur pathologie. Certains redoutent l’hospitalisation au cas où leur pathologie serait jugée particulièrement grave, d’autres par pudeur se refusent de parler entièrement de leur pathologie au personnel de la santé. Le manque de moyen financier est aussi un facteur de dissimulation des informations médicales.
Généralement, en Afrique, l’établissement d’un bon diagnostic est le croisement entre les informations fournies par le malade à l’interrogatoire et l’examen physique de ce dernier par le médecin, en particulier l’auscultation. Avec la télémédecine, l’examen physique complet du patient est quasi-impossible au vu de la distance entre le médecin et le malade. Il existe donc un aléa certain à fonder un diagnostic sur les seules informations apportées par un patient.
Toutefois, la télémédecine en Afrique reste importante. Elle peut être mise en application dans de multiples domaines de la santé, notamment pour les maladies infectieuses comme la tuberculose, le VIH/SIDA, les hépatites, l’Ebola ou le paludisme, afin d’assurer le suivi des patients et de limiter les transmissions. La santé numérique en Afrique est cruciale dans les cas de maladies chroniques comme l’hypertension artérielle ou les pathologies cardiaques, le diabète, le cancer, l’asthme, afin de garantir un suivi en temps réel des patients pour adapter les traitements suivant les progrès observés.
La télémédecine est aussi idéale dans le domaine de la santé maternelle et infantile. Elle a pour but d’optimiser les soins apportés à la mère et à l’enfant par le biais de la surveillance à distance afin de prévenir les complications et mettre en place les traitements adéquats.
COMMENTAIRES. Cet éditorial met en lumière à la fois les besoins et les limites de la télémédecine en Afrique. Les freins demeurent importants, notamment à cause d'un débit numérique insuffisant dans les zones rurales. De même que les freins financiers qui sont majeurs dans un système de santé qui repose sur la participation financière des patients. Tous ces freins doivent être pris en compte lorsqu'on met en place un projet national de télémédecine qui vise à améliorer l'accès aux soins de tous les citoyens africains. En Côte d'Ivoire, ces freins ont été pris en compte dans l'élaboration du programme de télémédecine (https://telemedaction.org/439245281/450959438)(https://telemedaction.org/439245281/tlm-c-te-d-ivoire-3).
13 mars 2026